éducation artistique

Grâce au soutien de la DRAC Auvergne Rhône-Aples et du Rectorat de l'Académie de Clermont-ferrand, le festival fait  des propositions d'éducation artistique et culturelle en direction des élèves du 1er degré et du second degré afin de permettre à tous les élèves de rencontrer la diversité et la richesse de la création musicale d'aujourd'hui avec des spectacles, des installations, des ateliers, des rencontres.
Pour le second degré, les propositions sont sur le site internet du rectorat.

Forêt Fragile
Installation lumineuse et sonore
Jean-Marc Duchenne
Du 2 au 18 novembre
Salle d'exposition Camille Claudel

La forêt fragile, c'est le rassemblement d'une multitude d'objets hétéroclites destinés initialement à l'écoute solitaire, reflet dérisoire de notre société du divertissement. C'est la fragilité de ce qui fait sens dans les sons, des nuances, des aspérités, des inflexions qui relatent des histoires d'un monde inouï. Comme dans les forêts de nos contes, ce domaine du bizarre et du biscornu est une éloge de la diversité, une invitation à aller découvrir ce qui se cache derrière. Ces "bibelots d'inanité sonore" de catalogue se métamorphosent en un ensemble léger, délicat, et précieux. Une invitation à fouiner, guetter, attendre que le merveilleux surgisse, s'installer, se poser et se reposer, se laisser porter par les sons, en une écoute à la fois flottante et éveillée.

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La pierre, la feuille, la griffe et les étoiles
Installation sonore
Jean Marc Duchenne
Du 3 au 18 novembre
Médiathèque Hugo Pratt de Cournon

Aujourd'hui comme il y a 10.000 ans et pratiquement sous toutes les latitudes, l'Homme allongé sous la tente ou à la belle étoile partage presque les mêmes sensations, le même contact avec la pierre, la feuille, la petite griffe des insectes ou la grosse si on n'a pas de chance, et face à soi, si on a de la chance, la nuit étoilée. L'oreille ancienne est à l'aguet car sa survie en dépend, l'oreille moderne s'inquiète également parce qu'elle ne comprend pas trop ce qui l'entoure...
Sous une ossature légère de tipi, à l'écoute des vibrations qui frémissent, frôlent et sussurent au-dessus de nos têtes ou entre nos jambes, nous sommes invités à savourer le plaisir simple du son à fleur de peau. Et qu'importe s'ils proviennent ou non "réellement" d'une patte, d'une aile, du froissement d'aiguilles de pin ou du choc de galets, ce qui compte c'est de se plonger délicatement dans ces moments où la proximité des choses ou des êtres nous les font percevoir fugacement avec une singulière acuité.

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Sève et songe 
Installation sonore et visuelle
Dominique Miscopein
Du 8 au 18 novembre
Médiathèque Aimé Cesaire à Blanzat

La matière bois et le vivant sont dans cette œuvre les sources d’inspiration pour Dominique MISCOPEIN. Dans les prises de sons, l’écriture est déjà présente, soit dans le choix des rythmes qui les composent, soit dans le geste musical inscrit en profondeur dans la manipulation des corps sonores. Les séquences de bois frottés ou les improvisations électroniques nous emmènent au cœur du sonore et de nos mémoires sensorielles. Montées et traitées, elles sont mises en espace, où la notion de poids et de masse semble déterminer la logique de l’évolution des déplacements. Le mouvement de ces objets sonores en couches interdépendantes joue avec l’inertie et l’accélération dans leurs trajectoires. ! ! Interface ! L’œuvre a été pensée comme une proposition composée ouverte à la variation immédiate. Sa conception réalisée avec l’outil numérique permet, par un système de captation du geste et du toucher, l’intervention physique de l’auditeur. L’œuvre devient alors l’endroit où l’imaginaire de chacun vient se projeter et se nourrir de ce qu’elle propose et tenter l’aventure d’une escapade induite. Oser le geste créatif et le toucher musical ouvre à la création où commence le véritable voyage.

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Air Machine
Installation sonore et visuelle
Ondrej Adamek
Percussions : Roméo Monteiro
Développement technologique : C. Lebreton
Du 15 au 18 novembre
Médiathèque de Croix-de-Neyrat

Atelier le 15 à 10h30

Air Machine, un nouvel instrument créé et conçu par Ondrej Adámek passionnant compositeur pragois, à base de souffleries d’aspirateurs, de jouets, de ballons… Une sorte d’orgue insolite, animé. L’œuvre est un agglomérat de tubes, de valves, d’objets sonores parmi les plus drôles qui soient. Une œuvre à voir et à entendre. Une œuvre qui respire la bonne humeur et l’art du jeu.
Cet orgue humain et organique, accumulant instruments non accordés ou accordés en microtonalité, donne vie à des objets. C’est le rythme des poumons qui se donne à voir et à entendre. L’inspiration, l’expiration, autant que le moment de suspens qui les articule, manifestent le souffle in extenso. Airmachine le soulève jusqu’au dernier soupir. Elle déclenche, par ses images et ses cris, des visions grotesques d’une poésie énergique. Airmachine est un instrument créé de toute pièce. Constitué d’une soufflerie et de sorties d’air multiples, la machine peut mettre en mouvement et/ ou en vibration divers objets et instruments plus farfelus les uns que les autres : des dizaines de flûtes harmoniques en PVC, de clarinettes à membrane, d’aérophones à membrane en latex, et bien d’autres.

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Passage 
Couloir sonore dynamique
Pierre Jodlowski, François Donato, Marin Bonazzi
La mémoire sonore du rugby clermontois
du 4 au 18 novembre
Chapelle des Cordeliers

Le « Passage » est un couloir sonore dynamique dédié au monde des souvenirs.
En se déplaçant à l’intérieur du tunnel, le public va pouvoir écouter de plusieurs manières les séquences : soit de façon fugitive en traversant le tunnel, soit de façon beaucoup plus détaillée en s’arrêtant et en contrôlant le déroulement sonore par ses mouvements.Un voyage au cœur de la mémoire des autres, parfois singulière, parfois profondément universelle…

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Laboratorium
Vinko Globokar
Maison du Peuple du 14 au 16 novembre
1 séance scolaire dans une école maternelle avec 3 classes le mardi 14 matin
2 séances scolaire à la maison du peuple le jeudi 16 novembre matin
Tarif : 3€ par élève

Laboratorium, actions artistiques Œuvre du compositeur Vinko Globokar réunissant 55 pièces pour 10 instruments différents (violon, violoncelle, piano, tuba, trombone, clarinette, flûte, harpe, percussions)

Une autre relation à l’espace

Interpréter l’œuvre du compositeur Vinko Globokar amène le musicien vers une appréhension agrandie de l’espace scénique. Les situations inventées obligent à déconstruire l’espace habituel. Se mettre dos à dos, s’asseoir au sol, traverser la scène en courant, jouer allongé, intégrer les éléments de la salle (mur, fauteuils, plancher) sont des indications courantes chez Vinko Globokar. Les élèves apprennent à agrandir leur appréhension spatiale et s’agrandissent ainsi eux-mêmes dans une salle qu’ils vivent traditionnellement avec les références d’une assise immobile ayant un pupitre comme frontière entre leur corps et le public.

Une autre relation avec son corps et son instrument

L’instrument sonore n’est pas uniquement l’objet en cuivre ou en bois que l’on a appris à maîtriser. Chaque objet peut être un outils sonore. Déconstruire son instrument, le jouer autrement, le poser pour prendre une balle, un seau, un tuyau est un geste musical traditionnel du compositeur. Ayant aboli les frontières entre l’espace de l’interprète et celui du public, il abolie également les limites entre le son instrumental et les actions sonores diverses, à partir du moment où ce qui se déroule est au service de l’ensemble, c’est à dire de créer une situation particulière, surprenante et qui déplace le propos musical dans un champ dont les fondements ne sont plus la sacralisation d’un rapport entre public et artiste autour d’une œuvre, mais une situation spécifique qui interroge, qui place l’enjeu artistique vers d’autres champs : rapport humain, relation sociale, lois physiques du son, rapport entre le corps instrumental et le corps musicien, etc.

Familiariser l’élève à l’œuvre de Vinko Globokar c’est lui permettre d’agrandir sa relation à l’espace et donc la perception qu’il a de son propre corps dans un espace, c’est l’amener à inventer et rechercher dans ses connaissances ce qui va lui permettre de répondre aux consignes du compositeur (construction, recherche d’objets sonores, etc.).

Musique construite sans direction, l’interprétation demande d’aller vers l’autre pour trouver ensembles les codes musicaux. Musique essentiellement sociale et égalitaire, les interprètes sont dans une situation d’auto-gestion constante. Un geste, un son ou un déplacement sera un signe qui déclenchera un autre geste sonore ou visuel. Toutes les partitions sont adaptables en fonction des niveaux techniques.

La tête à l'envers
Noémi Boutin et Sylvaine Hélary
Le 8 novembre à 10h
Tarif : 3€ par élève

Spectacle de théâtre musical puis échange avec les artistes.
La tête à l’envers est une création accueillie par le festival Musiques Démesurées. Elle propose de guider les jeunes auditeurs (à partir de 10 ans) à travers la diversité de la musique d’aujourd’hui. Du théâtre musical au jazz, en passant par la chanson ou le folklore imaginaire, le répertoire est commandé à des compositeurs de styles et d’horizons variés.
« Comédiennes ? Musiciennes ? Noémi Boutin au violoncelle et Sylvaine Hélary à la flûte inventent une nouvelle forme de théâtre musical dans un savant mélange d'humour, de musique et de mots. Sur des compositions contemporaines de leur cru ou commandées à des artistes, comme Frédéric Aurier, François Sarhan..., elles interprètent un duo musical et clownesque dans un enchaînement d'historiettes proches de l'absurde, entre chamailleries et complicité. Tous les objets sur scène, y compris les instruments, sont volontiers détournés de leur fonction. Un univers décalé pour un concert vraiment détonnant, présenté à la Dynamo de Banlieues bleues.» (Télérama)
Objectifs : Échanger avec les artistes du spectacle vivant. Découvrir la diversité des langages de la création contemporaine et leur mise en perspective. Cultiver la sensibilité, la curiosité et le plaisir à rencontrer des œuvres.

Et dans le cadre du Parcours Culturel :
La Ville de Clermont-Ferrand engage une politique d’éducation artistique et culturelle forte à l’égard de la jeunesse, en mettant en place des parcours culturels auprès des 7 500 élèves de l'élémentaire. Les parcours ont pour objectif de faire découvrir une pratique culturelle, de permettre aux enfants de vivre un moment artistique mais aussi d'être les propres acteurs de cette création artistique. Le but est que chaque enfant, du CP au CM2, puisse bénéficier pendant sa scolarité d'une initiation à tous les arts et avoir accès à tous les équipements culturels. Dans chaque parcours, plusieurs actions éducatives sont déclinées, afin d'aborder une palette d'activités complète. Ainsi, tous les ans, cinq parcours thématiques sont proposés pendant le temps scolaire, afin que du CP au CM2 les élèves suivent chaque année un parcours différent. 

L'installation Forêt Fragile les 8 et 9 novembre 

Le spectacle Air Machine avec Roméo Monteiro au Théâtre le Petit Vélo le 13 novembre à 14h et le 14 novembre à 10h et 14h 

L'habitante :
Spectacle musical
Conception et programmation: Claudio Bettinelli et Roméo Monteiro.
Théâtre le Petit Vélo
10 novembre 9h et 10h30

Roméo et Claudio – deux jeunes travailleurs nomades, entrepreneurs amateurs de nouvelles technologies, de séminaires de motivation et d’expresso bien corsé – s’installent sur l’île de Bali à la recherche de nouvelles aventures commerciales. Mais leurs activités prédatrices vont bientôt éveiller la colère de la vénérable dragonne Furie, gardienne de l’île depuis déjà fort longtemps. Un grognement et un bourdonnement très grave, le tintamarre de tuyaux intestinaux fort larges... Roméo, Claudio,  parviendront-ils à apaiser Furie?  C’est peut-être dans la connaissance intime qu’ils ont du rythme des machines et des poissons que se trouvera la solution de leur problème.

Une Parole Libre
Spectacle musical
Percussion : Laurence Chave
Théâtre le Petit Vélo
17 novembre  à 10h30

Dans de nombreuses traditions musicales extra-européennes (Afrique, Moyen-Orient ...), le percussionniste est aussi conteur ou chanteur. Il utilise sa voix et joue de son instrument simultanément. Riche de cette constatation, Laurence Chave, percussionniste résolument ancrée dans le monde d'aujourd'hui, invite son public à un voyage musical où la relation voix/geste/instrument sert de véhicule à une trâme dramaturgique et poétique dans l'univers de la création d'aujourd'hui hors clivage musical. Pendant une heure environ, l'artiste déroule un fil alternant pièces purement instrumentales dont elle est dédicataire et scènes de théâtre musical ou pièce vocale. Faisant sonner différents instruments de percussion ancestraux ou contemporains; de multiples objets sonores (cailloux, sable, bidon, boite, morceaux de bois ou métal,…), ou simplement le corps, seule ou accompagnée d'un dispositif électronique, à travers la voix parlée ou chantée, Laurence Chave conte différentes histoires musicales, utilisant comme matériau la pluralité des langages d'aujourd'hui, souvent drôles, parfois sombres, où les problématiques de langage, de rythme et d'émotion servent une narration globale pour permettre un contact direct avec le public.